À propos
Je m’intéresse aux technologies lorsqu’elles cessent d’être abstraites pour entrer dans nos vies quotidiennes. Mon travail se situe à l’endroit précis où les systèmes d’intelligence artificielle commencent à interagir avec nos émotions, nos décisions et nos perceptions. Issue du marketing et de la recherche appliquée, j’observe ces technologies non pas comme des objets techniques, mais comme des dispositifs culturels et sociaux, porteurs de promesses, de projections et de malentendus.
Le point de bascule s’est produit lorsque j’ai réalisé que certaines machines ne se contentaient plus d’analyser nos comportements, mais tentaient désormais d’inférer ce que nous ressentons. À partir de là, la question n’était plus seulement technologique, mais profondément humaine.
Pourquoi j’écris sur l’IA émotionnelle
L’intelligence artificielle dite « émotionnelle » marque un tournant discret mais majeur : celui où les machines ne cherchent plus seulement à prédire nos comportements, mais à inférer nos états intérieurs à partir de signaux partiels, contextuels et souvent ambigus. Cette évolution soulève des questions fondamentales sur la nature de l’émotion, sur la frontière entre mesure et interprétation, et sur les usages que les organisations font de ces technologies.
J’écris pour clarifier ces enjeux, déconstruire certaines idées reçues, et replacer l’humain - avec ses ambiguïtés, ses limites et sa complexité - au centre du débat. Cette réflexion nourrit également un projet de livre consacré à l’intelligence émotionnelle artificielle et à ses implications éthiques, sociales et culturelles.